En perte d’équilibre!

Le contexte des taux bas a de plus en plus d’effets secondaires indésirables: l’écart entre le marché locatif et le marché de la propriété se creuse. Apprenez-en plus en lisant la dernière étude «Immobilier suisse» de Raiffeisen Economic Research.

Louer coûte presque 20% de plus qu'acheter

Les prix des logements à usage propre ont également augmenté en 2019. Pour les maisons individuelles, cette hausse représentait près de 4% (malgré des prix en léger recul au quatrième trimestre). Les prix des logements en propriété par étages n’ont pas dérogé à la règle, avec une croissance toutefois plus limitée qu’en 2018. Cette tendance haussière est notamment due à l’interaction entre deux facteurs. D’une part, le nombre de projets dans le segment de la propriété est en recul depuis trois bonnes années. La pénurie d’offres qui en découle contribue ainsi à faire grimper les prix. D’autre part, la propriété est considérablement plus attractive qu’une location sur le plan financier en raison des coûts de financement qui restent à un niveau historiquement bas. Aussi, il est possible de réaliser 20% d’économies sur les coûts de logement pour un appartement moyen de 3 à 4,5 pièces. 

 

Louer coûte presque 20% de plus qu'acheter

Frais de logement à l'achat ou pour la nouvelle location d’un appartement moyen, de 3 à 4,5 pièces

Une évolution dynamique des prix

Dans les faits, les ménages avec des revenus et un patrimoine modestes ne peuvent actuellement pas quitter leur location pour exploiter le potentiel relatif à l’acquisition d’un logement. Les exigences règlementaires en matière de capacité financière et de fonds propres constituent, trimestre après trimestre, un obstacle insurmontable pour de plus en plus de locataires, car leurs revenus ne peuvent pas suivre l’augmentation des prix. La demande effective de logements en propriété diminue en conséquence et limite l’évolution des prix portée par les taux d’intérêts. Parallèlement, le capital à la recherche de rendement afflue davantage vers le marché des objets de rendement. Par conséquent, la construction de logements locatifs ne cesse de croître, réduisant la construction d’objets en propriété. Les prix d’immeubles en forte hausse, les taux de vacance élevés et les loyers proposés en baisse témoignent de la délocalisation des activités du marché de la propriété vers le marché des objets de rendement.

 

Une évolution des prix

Indice des prix, T1 2015 = 100

Autres faits en un coup d'œil

Marché du logement en Suisse T1 2020 infographie

Marché du logement en Suisse T1 2020