Nos conseils pour une prévoyance judicieuse

Conseils de prévoyance pour indépendants et ceux qui rêvent de l’être!

Etre son propre patron ou sa propre patronne, qui n'en rêve pas, au moins de temps en temps? La bonne nouvelle, c'est qu'à l'ère digitale, il n'a jamais été aussi facile de créer sa propre entreprise. Cependant, s'il y a bien un aspect qu'il faudrait prendre en compte dès les premières démarches, c'est une bonne prévoyance.

La création d'une entreprise est une aventure exaltante qui offre enfin la possibilité d'organiser son travail exactement comme on l'a toujours souhaité. Cependant, nombreux sont ceux à qui l'ivresse de la liberté fait oublier de s'occuper au plus tôt de leur prévoyance vieillesse, et de se couvrir suffisamment. Le retour de bâton aura tôt fait de se faire sentir à l'âge de la retraite, lorsque les économies risquent de s'avérer insuffisantes. En effet, en approchant de la retraite, les possibilités de combler les plus grosses lacunes de prévoyance sont limitées.

Dans le cas des employés, c'est l'employeur qui est chargé de verser des cotisations à la caisse de pension. Les indépendants doivent quant à eux se charger eux-mêmes de tout ce qui sort du cadre de l’AVS / AI (1er pilier), car la prévoyance qui concerne le 2e pilier n'est pas obligatoire pour eux.

Le graphique suivant l'illustre très bien. Les prestations du 1er pilier (AVS) suffiront au mieux à vous garantir un minimum vital:

Le pilier 3a comble les lacunes de prévoyance des piliers 1 et 2

Le pilier 3a comble les lacunes de prévoyance des piliers 1 et 2

Aide de lecture:

si votre revenu annuel moyen s'élève à CHF 85'320.–, la rente AVS escomptée (1er pilier) correspond à un tiers de ce revenu. En principe, vous ne percevez aucune autre prestation en tant qu'indépendant et, en plus du manque du 2e pilier, vous devez vous constituer vous-même une épargne pour le 3e pilier, si souhaité. 

 

Vous avez des questions au sujet de votre prévoyance, dans le cadre d'une activité indépendante? Nous nous ferons un plaisir de vous conseiller personnellement.

 

Une bonne prévoyance pour les indépendants: 4 conseils

Conseil n°1: épargnez à nouveau le capital de prévoyance utilisé, dès que possible

Vous avez décidé d'utiliser des capitaux de prévoyance pour monter votre affaire? Pour beaucoup, c'est une condition essentielle afin de pouvoir démarrer leur entreprise. Cependant, gardez à l'esprit que vous devrez à nouveau épargner les avoirs manquants de votre prévoyance.

La raison en est simple: de nombreux entrepreneurs et entrepreneuses écartent l'éventualité que leur concept commercial puisse échouer. Si vous avez investi votre caisse de pension et votre pilier 3a dans votre propre affaire, en cas de faillite, vous perdrez la totalité du capital investi et vous risquez de vous retrouver sans prévoyance vieillesse privée.

 

Conseil n°2: investissez dès le départ dans votre prévoyance privée

Versez régulièrement de petits montants dans votre prévoyance privée. Chaque centime compte! De cette manière, vous vous habituez à ce retrait, et il vous sera toujours possible de l'augmenter par la suite. Dans l'idéal, planifiez votre prévoyance parmi vos postes budgétaires habituels, tels que votre facture d'électricité ou la location d'un bureau.

Et si vous ne pouvez pas vous permettre de prévoyance privée? La seule assurance obligatoire pour les indépendants est l'AVS (1er pilier) et la rente AVS ne couvre, selon sa définition, que le minimum vital (la rente annuelle maximale s'élève à CHF 28'440.–). Si votre modèle commercial ne vous permet pas de faire des versements pour votre prévoyance privée, il n'est pas durable. Vous paierez ultérieurement un prix plus élevé pour ce qui vous semblait être une économie.

 

Conseil n°3: préparez-vous à l'imprévisible

Les accidents et maladies graves peuvent réduire à néant même les plans les plus parfaits. Il est donc d'autant plus important de s'y préparer. Si vous n'êtes plus en mesure de diriger votre entreprise en raison d'une maladie ou d'un accident, vous avez droit à une rente d'invalidité, au plus tôt au bout d'un an. D'ici là, vous devrez vous débrouiller par vos propres moyens.

Vous pouvez souscrire à une assurance d'indemnités journalières facultative qui couvrira votre perte de gains jusqu'à ce que vous perceviez la rente de l'assurance-invalidité. Cette rente dépend du revenu moyen issu de votre activité lucrative et s'élève au maximum à CHF 28'440.– par an, à condition que le revenu annuel moyen ait été de CHF 85'320.–. Il n'est donc pas tout à fait inutile de compenser la différence par rapport à vos besoins réels via une assurance de prévoyance.

Vous trouverez ici un aperçu des assurances qui s'offrent à vous:

 

 

Conseil n°4: dormez sur vos deux oreilles, en assurant toute responsabilité que vous pourriez avoir

Etre à son propre compte signifie aussi être seul responsable de ses actes. Y compris si vous prenez de mauvaises décisions ou en cas d'incident imprévu. Selon le cas, vous pouvez vous retrouver avec des millions en dommages-intérêts à verser. Avec une assurance responsabilité civile d'entreprise, dont le coût est tout à fait supportable, vous êtes prémuni contre ces aléas et pouvez dormir sur vos deux oreilles.