Qu’adviendra-t-il de mon logement en propriété?
Même s’ils planifient leurs retraits en capital avec soin, les rentières et les rentiers disposent généralement de moins d’argent après leur départ à la retraite. Cette nouvelle situation se répercute également sur les questions de logement, en particulier pour les propriétaires.
Habituellement, on considère qu’une hypothèque doit être amortie à environ deux tiers de la valeur du bien immobilier avant le départ à la retraite. Par ailleurs, la capacité financière pour le logement à usage propre doit également être garantie au cours de cette étape de la vie: une fois à la retraite, il est admis que les coûts de logement s’élèvent à environ 38%, au lieu des 33 1/3% habituels, car plus aucune déduction sociale n’est prélevée sur le revenu de rente. Procéder à des amortissements anticipés peut alors améliorer la capacité financière au moment de la retraite.
Les personnes qui souhaitent continuer à vivre dans le logement dont elles sont propriétaires doivent se préparer à temps à cette nouvelle situation. A partir de 45 à 50 ans environ, il est recommandé aux propriétaires de calculer leur capacité financière et de combler les éventuelles lacunes. Il faut également savoir que les taux hypothécaires, actuellement bas, finiront tôt ou tard par remonter. Il est donc conseillé de se baser sur un taux d’intérêt moyen d’environ 5%. De plus, il est judicieux de prévoir environ 1% de la valeur du bien immobilier par an pour les frais d’entretien et les frais annexes.
Un entretien avec votre Banque vous permettra d’évaluer de manière réaliste votre situation en matière de logement et de planifier suffisamment tôt les bonnes mesures à prendre.
Conseil: les intérêts hypothécaires effectifs sont actuellement nettement inférieurs au taux indicatif de 5%. Mettez sciemment la différence de côté comme réserve. Cette différence vous permettra également de procéder à des amortissements supplémentaires auprès de votre Banque.
Il semble logique de continuer à vivre dans le logement dont on est propriétaire, mais ce n’est pas toujours la meilleure solution. Outre les coûts, l’espace nécessaire, les frais d’entretien, l’emplacement (proximité de la famille et des amis, des commerces, des établissements de soins médicaux, de la poste) ainsi que le caractère adapté ou non aux personnes à mobilité réduite jouent également un rôle important. Dans le cadre d’une planification globale de la retraite, il convient donc d’envisager d’autres options, par exemple la vente du logement en propriété ou la transmission anticipée à la génération suivante.