Aperçu des principales modifications
1. Imposition et déclaration d’impôts séparées pour chaque personne
A l’avenir, chaque individu remplira sa propre déclaration d’impôts. Comme aujourd’hui pour les couples non mariés, les revenus et valeurs patrimoniales seront répartis selon les rapports de propriété civile. Le revenu appartient à la personne qui le perçoit. Le patrimoine et les immeubles seront imposés en fonction de la propriété ou de la copropriété. Les valeurs offertes sont considérées comme les biens propres de la personne bénéficiaire.
2. Taux d’imposition unique
Le taux d’imposition actuel pour les personnes mariées (ou les familles), qui favorise les familles traditionnelles à un seul revenu et donne lieu à un avantage fiscal de mariage, est supprimé. Désormais, tous les individus seront imposés au même taux, qu’ils soient mariés, célibataires, divorcés, en concubinage ou en partenariat enregistré. Ainsi, l’avantage fiscal du mariage pour les ménages à revenu unique et la discrimination fiscale des couples mariés pour les ménages à deux revenus disparaîtront. Parallèlement, les taux d’imposition seront ajustés: les revenus faibles et moyens bénéficieront d’un allégement de la charge fiscale, tandis que les revenus très élevés seront légèrement plus sollicités.
3. La déduction pour enfants passera à 12’000 francs par enfant
La déduction pour enfants de l’impôt fédéral direct passera de 6’800 francs aujourd’hui à 12’000 francs par enfant. La déduction sera désormais répartie également entre les parents. Chaque contribuable pourra ainsi déduire jusqu’à 6’000 francs. La déduction totale n’est possible que si les deux parents ont un revenu imposable.
4. Les cantons doivent adapter leur législation fiscale
L’imposition individuelle entrera en vigueur le 1er janvier 2032 et s’appliquera non seulement à l’impôt fédéral direct mais aussi aux impôts cantonaux et communaux. Afin que la réforme puisse être mise en œuvre de manière uniforme dans toute la Suisse, les cantons doivent revoir leurs lois fiscales, taux et déductions. Tandis que la Confédération fixe le cadre, les cantons conservent leur autonomie tarifaire, sans plus faire de distinction entre personnes mariées et non mariées. De nombreux règlements cantonaux, par exemple sur les déductions sociales, seront définis lors de la mise en œuvre.