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Commentaire sur le marché – Un coup d'œil sur la semaine en bourse

Les investisseuses et investisseurs peuvent se réjouir d’un premier semestre positif sur les marchés boursiers. Cette bonne performance a notamment été portée par l’évolution du secteur technologique. Elle montre toutefois que le potentiel de déception s’est également accru.

03.07.2026

Ambiance mitigée à la bourse suisse

Le début du second semestre est resté prudent et n’a pas réussi à prolonger l’élan positif observé en début de semaine. Une certaine retenue semble s’être installée chez les investisseuses et investisseurs à l’approche de la publication des résultats trimestriels. Galderma a, pour sa part, subi un revers. Le spécialiste des soins dermatologiques n’a pas obtenu l’autorisation souhaitée aux Etats-Unis pour un nouveau traitement contre les rides. L’autorité sanitaire américaine a rendu cette décision à la suite de l’inspection d’un site de production. Elle a également demandé une optimisation des méthodes analytiques. Le médicament lui-même n’a toutefois fait l’objet d’aucune critique. Le médicament est déjà homologué sur 33 marchés. Le lancement sur le marché américain est donc simplement reporté.

 

Un bon premier semestre

Le premier semestre a été riche en rebondissements. Les incertitudes géopolitiques et les fortes fluctuations des cours ont marqué le moral des investisseurs. Le résultat final est toutefois positif. Le rendement total du Swiss Market Index (SMI) a atteint 10%, soit un niveau nettement supérieur à celui d’une année moyenne. Cela démontre l’importance de rester fidèle à sa stratégie de placement, même en période de turbulences. Les avantages de la diversification sont également apparus de manière très claire. Alors que les investisseurs ont réalisé un gain de 50% avec les actions du groupe industriel ABB, les titres du spécialiste du capital-investissement Partners Group ont enregistré une baisse de 29%. Des performances comparables à celles du SMI ont également été observées sur les marchés européens et américains. Porté par l’essor de l’intelligence artificielle (IA), l’indice technologique américain Nasdaq 100 a progressé de près de 20%. Les marchés des actions japonais et coréen ont également profité de l’euphorie de l’IA avec une hausse de 40% et 100% respectivement au cours des six premiers mois de l’année. Ces mouvements de marché illustrent à la fois l’optimisme suscité par cette nouvelle technologie et l’augmentation du risque de déception.

Des signaux économiques solides

Les indices des directeurs d’achat (PMI), considérés comme des indicateurs avancés de l’activité économique pour les six prochains mois, dressent un tableau encourageant pour la Suisse. Bien que l’indice du secteur industriel ait baissé par rapport au mois précédent, il se situe à 54,3 points, nettement au-dessus du seuil de croissance de 50 points. Le secteur des services envoie également un signal positif. Son indice a progressé de 3,9 points pour atteindre 59,8 points. En revanche, la situation de l’emploi assombrit les perspectives dans les deux secteurs et laisse entrevoir une contraction prochaine.

 

Des pics d’inflation temporaires

L’inflation en Suisse s’est élevée à 0,5% en juin par rapport à l’exercice précédent. Ce chiffre est inférieur à celui du mois précédent (0,6%) et indique que la baisse récente des prix du pétrole commence déjà à produire ses effets. Dans la zone euro également, le risque d’une forte poussée inflationniste semble, pour l’instant, s’être atténué. Les prix à la consommation ont progressé de 2,8% en juin. Ce niveau reste supérieur à l’objectif de 2% fixé par la Banque centrale européenne (BCE), mais le ralentissement de l’inflation est plus marqué que ne l’avaient anticipé les analystes. Le mois précédent, elle s’élevait à 3,2% en raison des prix élevés de l’énergie. Afin de lutter contre cette inflation, la BCE avait relevé ses taux directeurs de 25 points de base en juin. A la lumière des derniers développements, un durcissement supplémentaire de la politique monétaire ne semble toutefois plus d’actualité dans l’immédiat.

 

L’intérêt pour le bitcoin au plus bas

Le cours du bitcoin est tombé cette semaine à son plus bas niveau depuis septembre 2024. Depuis le début de l’année, la cryptomonnaie a perdu environ un tiers de sa valeur. Par rapport à son record de 126’000 dollars US atteint en octobre 2025, la baisse dépasse désormais 50%. Ce désintérêt s’explique principalement par la hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis et par l’engouement autour de l’intelligence artificielle, qui offrent tous deux des alternatives de placement attractives. Après avoir acheté du bitcoin dans l’espoir de le revendre plus cher, de nombreuses personnes craignent désormais une poursuite de la baisse, ce qui continue de peser sur le sentiment du marché et sur les cours.

Le programme

Coup d’envoi de la saison des résultats

La saison des publications financières débutera la semaine prochaine avec les résultats semestriels d’Ems-Chemie et de la Banque cantonale du Jura, ainsi qu’avec les résultats trimestriels de Barry Callebaut.

Gros plan

1’200 nouveaux millionnaires chaque jour

Selon le UBS Global Wealth Report, les Etats-Unis sont le pays qui crée le plus de millionnaires, avec environ 1’200 nouveaux millionnaires par jour. C’est toutefois en Suisse que le patrimoine moyen par habitant est le plus élevé.

Graphique de la semaine

Les Magnifiques perdent de leur superbe

Evolution du cours de l’indice S&P 500 par rapport aux Sept Magnifiques, indexée

Graphique de la semaine

Sources: Bloomberg, CIO Office Raiffeisen Suisse

Les investisseuses et investisseurs donnent actuellement la priorité à l’intelligence artificielle. On les comprend, car les gros titres vantent des taux de croissance fabuleux, des milliards d’investissements et des introductions en bourse qui battent des records. En même temps, les capitaux affluent vers d’autres secteurs. Longtemps encensées, les entreprises du secteur des technologies surnommées les Sept Magnifiques, à savoir Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, Nvidia et Tesla, sont à la traîne de l’ensemble du marché depuis le début de l’année. Une rotation sectorielle est en cours. On peut maintenant se demander combien de temps elle durera et quelle sera son ampleur.