Trois bonnes raisons de se pencher sur les questions de conduite
Les questions de conduite ne sont pas un luxe auquel on se consacre une fois le reste réglé. Bernhard Heusler, ancien président du FCB et expert en leadership, explique pourquoi les entrepreneuses et entrepreneurs devraient consacrer du temps et des efforts à la conduite de leur personnel.
25.03.2026
1. Le personnel est déterminant pour la réussite de l’entreprise.
La réussite d’une entreprise est exprimée en chiffres. On oublie vite que ce sont des personnes qui génèrent ces chiffres en utilisant des machines, en fabriquant des produits, en fournissant des services, en guidant l’intelligence artificielle ou en conseillant la clientèle. «On ne saurait surestimer cet aspect: les collaboratrices et collaborateurs sont absolument décisifs pour la réussite d’une entreprise», explique Bernhard Heusler.
2. Un mauvais climat de travail nuit à la motivation et à la santé.
Un bon cadre dirigeant fixe des objectifs réalistes et met à disposition les ressources nécessaires pour les atteindre. «Lorsque les moyens et les objectifs ne concordent pas, une mentalité dite de cycliste s’installe souvent: Les cadres intermédiaires s’inclinent devant leurs supérieurs et écrasent leurs subordonné·e·s, car la pression leur est insupportable», explique Bernhard Heusler. Cela détériore le climat de travail. La motivation et la santé des collaboratrices et collaborateurs en pâtissent.
3. Le personnel qualifié recherché reste là où il se sent bien.
Le personnel qualifié est rare. Dans un marché favorable aux employé·e·s, les entreprises ne peuvent tout simplement pas se permettre de perdre de précieux collaborateurs et collaboratrices. Un bon travail de conduite crée les conditions cadres qui motivent le personnel et lui permettent de fournir les meilleures performances. Bernhard Heusler: «C’est important pour maintenir un faible taux de rotation du personnel.»
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Bernhard Heusler
Dirigeant
Titulaire d’un doctorat en droit, Bernhard Heusler a exercé pendant de nombreuses années la profession d’avocat d’affaires avant de prendre la direction opérationnelle du FC Bâle 1893 en 2009 et sa présidence en 2012. Sous sa conduite, le club a remporté huit titres de champion consécutifs. Depuis son départ en 2017, il travaille comme conférencier, conseiller et coach dans les domaines du sport et de l’économie.